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C'est la page Noire de l'Histoire de la Géorgie. C'est aussi le ‘Grand Tabou', la ‘boîte de Pandore' des relations arméno géorgiennes qu'il ne fallait jamais ouvrir. Si bien que pour des ‘Raisons d'Etats' successives et souvent paradoxales, cette boîte reste fermée jusqu'à nos jours. En dehors d'un petit cercle d'initiés et d'historiens, peu en connaissent les détails. Peu, à un détails près : Les habitants du Javakhk !
Bien que la majorité ne connaisse pas forcément les rouages qui ont abouti à la Tragédie de Pakourian, ils en portent les stigmates tatoués dans leur chair, comme chaque descendant des survivants de 1915, même en ignorant les détails. Ici aussi, ‘le silence post traumatique' du rescapé a joué dans le sens du tabou d'une certaine façon.
En fait, en ce mois de mai 1918, il n'y avait pas trois fronts, mais quatre. Hormis Sardarabad, Gharakilissa et Bach Abaran, il y avait aussi Akhalkalak.....
Le commandement turc avait deux objectifs primordiaux. Parachever le génocide en exterminant les derniers Arméniens d'Arménie orientale et atteindre le plus vite possible Baku. Car s'il était vrai que la Révolution d'octobre avait donné une chance aussi inespérée qu'inattendue au régime Jeune Turc génocidaire, en transformant une défaite militaire et la libération effective du Erkir dès 1916, en une victoire écrasante turque et la réoccupation de toutes les provinces perdues mais aussi Kars, Ardahan, etc. , la situation n'en demeurait pas moins critique sur les fronts européens et arabes.
Malgré ses succès en Arménie, la Turquie se savait condamnée à une défaite, sans renversement majeur de la donne. Pour ce, il fallait à tout prix achever l'extermination des Arméniens et espérer atteindre Baku avant que les Alliés n'atteignent Istanbul. Baku, c'était d'abord la moitié du pétrole disponible en ce début de XX sc. Mais Baku c'était surtout et avant tout le Touran. Le nouvel Empire . L'avenir des Ottomans. Le rêve qui animait Talaat et Enver, le mobile du génocide des Arméniens !
Or, pour atteindre Baku à partir de Kars, seuls trois accès étaient possibles. a/ Kars - Alexandrapol - Gharakilissa - Ghazakh - Gantzak - Baku. b/ Kars - Alexandrapol - Erevan - Nakhitchevan - Goris - Chouchi - Baku. c/ Kars - Akhalkalak - Dzaghga - Tiflis - Gantzak - Baku.
Etant donné sa hâte d'atteindre l'objectif principal, le commandement turc, habitué désormais à ne rencontrer que des populations inaptes à la Résistance, n'hésitera pas à disperser ses forces sur quatre fronts, pour essayer toutes les possibilités simultanément.
Comme nous l'avons vu dans les ‘Victoires de mai 1918', les deux premières versions échouèrent par les trois victoires arméniennes décisives.
Mais que s'est-il passé sur la route du Nord, celle passant par Akhalkalak ?
Revenons au 15 mai 1918, la chute tragique d'Alexandropol ( Gumri). L'Arménie n'a pas encore déclarée son indépendance. Théoriquement le SEIM existe encore, mais en pratique, après la chute de Kars par sa faute, les Arméniens n'y croient plus, et le commandement des forces arméniennes essaie d'organiser la défense du réduit subsistant de l'Arménie orientale.
Entre temps, depuis la chute de Kars et plus tard d'Alexandropol, le Javakhk est désormais quasi hermétiquement coupé du reste du pays. Dès lors, le gouvernement local envoie des appels à l'aide à la fois au ‘Conseil National' basé à Tiflis, mais aussi au général Nazarpekian, commandant les troupes arméniennes.
Le Général Nazarpekian ordonne à Antranik, alors dans la région d'Alexandropol, d'assurer la défense du Javakhk, en se rendant à Akhalkalak.
Or, depuis la chute de Garin et surtout depuis Kars, les relations entre le légendaire chef de partisans qu'était Antranik et les officiers de carrière sont exécrables. Antranik reprochait aux généraux de carrière un manque de courage, et ces derniers ne supportaient pas l'indiscipline et ses coups de têtes non moins légendaires..
Antranik se dirige donc dans un premier temps d'Alexandropol vers le Nord, mais arrivé à Ashotsk, au lieu de passer au Javakhk comme l'ordre lui en avait été donné, il passe dans la plaine de Lori et se base dans l'actuelle Stépanavan (alias Tchalaloghli). En effet, il estime que le danger viendra du nord. Il veut donc résister dans les gorges profondes du Tepet et Tzoraked. Quant au Javakhk, il y envoie un de ses lieutenants, Hagop, lui-même originaire de la région. Celui-ci a pour mission de mobiliser en masse la population et d'organiser la défense.
La nuit suivant son arrivé à Akhalkalak, Hagop est assassiné par une main traîtresse ...
Si bien que les Turcs, bien informés de l'absence de forces organisés dans la plaine du Javakhk envoient une partie du deuxième Corpus dirigé par Yaqub Chevki Pacha d'Ardahan vers Akhaltzkha et une autre partie de Batoum, par les montagnes d'Adjarie vers la même Akhaltzkha. La situation de la ville et de ses villages est désespérée, car non seulement de l'ouest et du sud l'ennemi avance avec des forces supérieures, mais aussi parce que depuis des semaines la route vers Akhalkalak est coupée, grâce aux Turcs Mskhets, qui ont pris le contrôle de la vallée du Kour, et attaquent les villages du plateau, Vatchian et Gumbirdo.
Malgré tout, le maire Dachnag d'Akhaltzkha, devenu de fait commandant, décide de résister coûte que coûte. Refusant l'évacuation, il organise l'auto défense de la ville et des 15 villages situés au sud de la ville. Il fait creuser des tranchées, rationne les vivres, organise des tours de garde, ouvre une armurerie ... Faisant leur le slogan ‘Mah gam Azadoutioun', les Akhaltzkhatzis décident de mourir plutôt que d'abandonner leurs terres.
Simultanément, après l'occupation d'Ashotsk, les Turcs avancent du sud, vers les grands lacs, et envoient l'essentiel de leurs forces de Kars vers le lac Tchelder et de là marchent sur le col de Gardzakh le 7 mai 1918 . Ils prennent ainsi à revers les défenseurs, retranchés sur les hauteurs dominant la vallée du Kour.
Les détachements d'auto défense, peu nombreux et mal armés, réussissent à organiser une résistance près de Gardzakh pendant une courte durée seulement. La bataille a lieu sur les flancs du mont Kyoktagh. Le lieutenant Arakelov, au lieu de se rendre sur le front, ‘dirige' les opérations à partir d'Akhalkalak, 30 Km à l'arrière. Le régiment de Géorgiens, après les ordres de Jordania et du SEIM, abandonne le front et se retire sans combattre.
De très durs combats sont menés par les détachements dirigés par des officiers de carrière démobilisés de l'armée russe, Ludwig Temirdjian, Khoren Mnoyan, Zarmayr Khanoyan, ainsi que par les hommes de Boghos Apelian venus de Tiflis, et ceux d'un officier russe, Reznikov. A ce stade, on ne se bat plus pour la défense du Javakhk, mais pour permettre aux habitants d'évacuer les villages ... en catastrophe. Tout le Vérin Javakhk tombe, en l'espace de quelques jours. Les habitants du nord de la province, 40 000 hommes se dirigent plus au nord, vers Pakourian et Borjom. Ceux du sud, 35 000 hommes, prennent la Direction de Dzaghga..
La topographie du terrain, une grande plaine sans obstacle naturel joue en faveur des Turcs. Une fois franchi le col de Gardzakh, il n'y a plus de points d'appuis permettant une résistance. D'où la vitesse de progression de l'envahisseur et les conditions catastrophiques de la migration. Alors que le Javakhk est considéré comme le grenier à blé et pomme de terre de l'Arménie, presque toutes les réserves sont abandonnées dans les caves et les réfugiés ont à peine pour quelques semaines de provisions. Les 61 villages d'Arméniens migrent. Seuls restent les villages de Russes Molokans et quelques villages arméniens turcophones.
L'armée turque épaulée par les Turcs Mskhets pillera pendant des semaines les villages. Les retardataires sont massacrés par centaines. Près d'un millier d'hommes valides sont transportés en Turquie pour travaux forcés. Plus d'un millier de vieillards sont regroupés et exilés dans les camps de réfugiés de Pakourian. Les villageois de Khorenia et Takhtcha, marchant vers Dzaghga, se laissent convaincre par des agents turcs de rebrousser chemin. 800 villageois de Khorenia et 300 de Takhtcha retournent dans leurs foyers. Les Turcs les entassent dans les étables, et le immolent ... Des massacres terribles ont aussi lieu dans les villages de Metz Arakeal, Gumbirdo, Apoul, Pejano et dans la ville même d'Akhalkalak. Les pertes auraient pu êtres encore pires si, par endroits, malgré le peu de moyens, la population n'avait organisé de la résistance. La bataille la plus importante sera livrée par les villageois de Satkha, aux portes de leur village ...

Malgré de très lourdes pertes donc, 40 000 Réfugiés parviennent à sauver leurs vies et se dirigent vers le Nord, la ville de Borjom, d'où le chemin de fer part vers Tiflis, l'Abkhazie ou la Russie. Le passage des montagnes du Treghk, en cette période de fonte des neiges est très difficile, surtout la crête passée, dans les forets denses de Pakourian.
Quelques 35 à 40 000 autres, partis des régions plus au Sud, et du bassin du Lac Parvana se dirigent vers Dzaghga.
Le 5 juin, avec les derniers réfugiés, les détachements d'autodéfense quittent eux aussi la région d'Akhalkalak et rejoignent Pakourian. Mais une fois arrivés, les réfugiés et leurs défenseurs, qui pensaient trouver une main secourable, sont encerclés par l'armée géorgienne déployée à Borjom.
Son commandant en chef, le Général Artchévanitzé refuse non seulement de fournir des armes aux volontaires des détachements d'autodéfense, qui voulaient retourner combattre les Turcs, mais en plus désarme les Javakhktzis jusqu'au dernier. En effet, le Général géorgien déclare : ‘Désormais vous êtes sur le territoire de la République géorgienne, sous la protection de l'armée nationale géorgienne, et vous n'avez ni le droit, ni le besoin de porter des armes'.
Epuisés par des jours de marche, les Javakhktzis se laissent désarmer par une armée régulière, naïvement. Ils sont loin d'imaginer l'enfer que leur réserve le gouvernement nationaliste de Jordania ! En effet, conformément aux ordres reçus du Conseil National géorgien, Artchévanitzé interdit aux Javakhtzis de s'installer dans la ville de Pakourian, qui étant une station de cure estivale, avait en cette saison des centaines de maisons vides. Il leur interdit également l'avancée vers d'autres destinations ou de prendre le train pour aller rejoindre leurs familles à Tiflis ou en Russie . Bien vite, les rescapés des massacres se retrouvent parqués dans des camps de réfugiés dans les forets, sans protection contre les intempéries et encerclés par l'armée géorgienne, qui interdit tout mouvement.
L'argument qui est invoqué en premier, est le ‘risque d'épidémies' que les réfugiés auraient pu propager dans le reste de la Géorgie. Or, c'est un argument qui est absolument non fondé à cette date, en juin 1918. En effet, il se trouve que les villageois de Gumbirdo avaient sauvés du ‘Yatagan' turc les habitants de quatre petits villages géorgiens de la vallée du Kour et les avaient évacué avec eux vers le nord. Ces Géorgiens ayant vécus pendant des semaines avec les autres réfugiés, sont triés un à un, et admis à l'intérieur des frontières géorgiennes ...
Malgré l'hermétisme de l'encerclement d'Artchévanitzé, certaines familles avaient réussi à passer à travers les mailles du filet, soit par des chemins impraticables, soit en soudoyant les gardes géorgiens. Ils furent dénoncés à Borjom ou à Khachouri, menottés et ramenés dans les camps de Pakourian.
Pire ! Une centaine de Javakhktzis avaient même réussi à parvenir dans la gare centrale de Tiflis, en prenant le train. Ils furent arrêtés et réexpédiés vers ces véritables ‘Camps de la Mort'. Il est à noter que quasiment simultanément, l'armée turque, si prédisposée à massacrer sans autre cérémonie les Arméniens, épargna presque 1500 vieillards capturés dans les villages de la Plaine, les regroupa, et après les avoir épuisés en infligeant une longue marche, les fera rentrer dans les mêmes camps de Pakourian.
Il était désormais clair, que l'attitude de l'Etat géorgien avait des visées inavouables et n'était sûrement pas motivé par des considérations d'ordres sanitaires. L'Etat géorgien, sous tutelle volontaire de l'Allemagne, alliée de la Turquie s'était concerté avec le commandement turc. Les deux armées, turque et géorgienne, exécutaient un plan commun, simultanément et de manière complémentaire !
Plus tard, l'argument utilisé sera les risques de famine qu'auraient fait peser les pauvres 80 000 Javakhktzis au 2 millions d'habitants de la Géorgie, dont presque le tiers étaient des Arméniens à cette date. Or, c'est la Géorgie et son armée, qui ont pillé ces pauvres malheureux, en organisant des ‘trocs' forcés au tout début du mois de juin. Ainsi plusieurs centaines de milliers de tête de bétails et tous les objets de valeur sauvés des Turcs furent ‘échangés' entre les Géorgiens des provinces voisines de Koutaïssi, Borjom et Gori épaulés par les baïonnettes de leur armée, contre du pain qui ne suffira que quelques jours. Plus tard, ces mêmes ‘marchands' se transforment en pillards, aidés par leur armée et leur police.
La situation dans les camps tourna de pis en pis, dès le début des premières pluies, fin août 1918 . Alors que jusque là, il n'y avait pas une grande mortalité due aux maladies, et la question qui préoccupait le plus était la famine, en quelques semaines, explosèrent les épidémies comme le cholera, la dysenterie, la tuberculose ou la syphilis. On dénombrait déjà plus de 100 morts par jour à Pakourian.
Malgré le chaos qui régnait dans le reste du Caucase, la famine qui décimait par milliers les réfugiés d'Arménie occidentale, le gouvernement arménien ne cessa d'intercéder auprès des autorités géorgiennes, pour essayer de sauver ses compatriotes de Pakourian. Il était de même de la communauté arménienne de Tiflis et du ‘Conseil National Arménien' encore à Tiflis à cette date ... peine perdue. La Géorgie refusera tout acheminement d'aide humanitaire, que ce soit des vivres ou des médicaments ....
Les autorités de Erevan demandaient pour les Javakhktzis, soit une permission de descendre des hauteurs glaciales de Pakourian dans la vallée du Kour, réputée pour climat paradisiaque, soit qu'on permette aux réfugiés un retour en arrière, au Javakhk, même si les Turcs s'y trouvaient encore ! Somme toute, valait mieux confronter les Turcs à main nue, que d'accepter la mort certaine orchestrée par la Géorgie..
Rejet catégorique de Tiflis, qui utilise comme argument le refus au retour des Javakhktzis qu'auraient exprimés les Turcs. Or, à cet instant, l'Empire ottoman, au bord de l'effondrement, avait stoppé contraint et forcé sa politique d'expansionnisme en Arménie Orientale. L'armée turque s'était repliée de la plaine du Javakhk et s'apprêtait même à évacuer Kars et Alexandropol. Quelques jours plus tard, ‘l'Empire du Mal' devait signer la capitulation de Moudros, avec les Alliés français et anglais.
Contactés par le gouvernement arménien, les Turcs, tétanisés à cette date par l'éventualité d'une vengeance arménienne, acceptent le retour des Javakhktzis et réfutent tout refus précédent de leur part.
Malgré ces preuves, les Géorgiens interdisent manu militari le retour des réfugiés au Javakhk. Or, les épidémies et la famine, rejoints par les tempêtes et la neige, faisaient désormais des centaines de morts par jour à Pakourian.
La population civile et les soldats géorgiens contemplent ces malheureux squelettes agoniser, et refusent de ‘bouger le petit doigt'....
Finalement, à la veille de la signature de la Paix à Moudros, et le début du retrait turc de toute l'Arménie orientale, la Géorgie proposera : ‘Les Javakhktzis ne peuvent retourner au Javakhk. Ils doivent soit être transportés au cœur de l'Arménie, soit en Russie' ... Ils ne restaient quasiment plus de survivant à Pakourian. Rien que dans ce camp, entre juin et novembre 1918, on dénombre 18 000 morts. Au printemps 1919, le nombre de morts dans les camps de Pakourian, Mankliss et Dzaghga dépassera 40 000 morts... Les pertes les moins importantes étaient dans le camp de Dzaghga. Car là, malgré l'interdictions et l'étau de l'armée géorgienne, les villageois arméniens du district, aideront au possible leurs frères.
Plus tard, à partir de la fin Novembre, des petits groupes, réussissent à se faufiler, pour commencer le retour au Javakhk. Mais à partir de la fin décembre, la plupart des survivants moribonds furent forcés par l'armée géorgienne de signer des déclarations reconnaissant l'appartenance du Javakhk à la Géorgi, et acceptation la nationalité géorgienne !
Les Javakhtzis, qui ont sous chaque tronc d'arbre de Pakourian le cadavre d'un des leurs, se réfèrent à cet épisode en déclarant : ‘Ce que le Turc n'avait réussi à accomplir, le Géorgien l'a fait ‘.....
Dans ses mémoires, Archak Djamalian, Ambassadeur de la République d'Arménie en Géorgie, détaillera les tractations et l'attitude cynique du gouvernement géorgien. Il mentionnera ‘Nous ne détaillons pas ces faits pour raviver nos plaies, mais pour prouver que la Géorgie n'a jamais considéré les habitants du Javakhk ou du Dashir (Portchalou Arménien) comme ses concitoyens'. Source : Djavakhk.com
Note Athétürk :
Le drapeau geogien représente la croix de St Georges, comme sur le drapeau anglais.
" Le génocide arménien a été le prélude des horreurs qui ont suivi, les deux guerres mondiales, d'innombrables conflits régionaux et des campagnes d'extermination délibérément organisées qui ont supprimé des millions de fidèles", avaient souligné, à l'issue d'une longue déclaration oecuménique commune, le pape Jean Paul II et le catholicos Karékénine II (chef de l'Eglise arméniennenne ). Signifiant ainsi le slogan repris par tous les chrétiens, que le génocide arméniens est le premier de l'histoire, et à qui veut l'entendre qu'Hitler se serait inspiré du grand méchant Turc musulman sanguninaire.
Plutôt gonflé de la part de l'Eglise catholique qui a génocidé au travers son histoire, les cathares, les juifs, les protestants, 250 millions d'amérindiens, et les noirs... c'est oublié que les camps de la mort de la shoah ont existé bien avant le génocide arménien, mais qui se soucie des camps d'extermination anglais du Zululand d'Afrique du Sud ?
C'est oublier que c'est le nationalisme européen qui est coupable d'avoir enflammé toute l'europe, et qu'il ne fut adopté par la Turquie qu'après le génocide arménien perpétré par les Jeunes turcs de l'Empire ottoman, par Mustafa Kemal.
Rappelons s'il le faut, une fois encore, qu'Hitler s'est toujours déclaré catholique et que le Vatican fermait sagement les yeux sur la shoah... Rappellons pour finir, que c'est l'armée allemande elle-même qui espérait répandre la rébellion islamique dans les territoires sous contrôle russe, britanique ou français. Que c'est cette allemagne ultra nationaliste dont le film Noël de Guillaume Canet par exemple, nous rappelle à quel point elle était, comme la France ou l'Angleterre d'alors, empreinte du fort sentiment religieux, qui insista parallèlement à la déclaration du djihad, qui participa à l'entrainement et au financement de l'unité - l'organisation spéciale - supposée mener une guerre de guérilla dans le Caucase et en Iran. C'est oublier pour finir que cet appel d'alors au Djihad sur lequel l'Allemagne insistait tant, échoua purement et simplement. A quand une reconnaissance commune de la responsabilité de tous les pays ayant participé au génocide arménien ? A quand une réelle lutte contre les idées ultra nationalistes et ultra religieuses qui mènent au génocides de populations ? Hits: 923
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